MONTAIGUT LE BLANC
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Altitude 500 m. Superficie : 2 226 hectares.
Sénéchaussée de Riom. Electorat
de Clermont. Population 1826 : 1385 habitants,
1886 : 1283 habitants, 1968 : 524 habitants, 1982
: 507 habitants. Origine du nom : le nom de Montaigut
(Mons acutus, XIIIe siècle) s'explique de lui-même.
Les habitants sont les Montagutins. n° INSEE : 63234 Canton de
Champeix (08) Arrondissement d'Issoire (3).
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Cette page est extraite
de "Histoire des communes du Puy-de-Dôme" sous la direction
de André-Georges Manry. Editions Horvath.
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Les habitants se répartissent entre
trois agglomérations principales : Saint-Julien sur un plateau
dominant la vallée de la Couze au nord, Reignat dans un territoire
accidenté au sud et Montaigut dans la vallée de la
Couze sur un piton dont le site est remarquable. Le village se développa
à la fin du XIe s. autour d'un château et d'un prieuré
appartenant à Sauxillanges.
Revel au XVe s. en a laissé un dessin. Le château comprend
un gros donjon carré probablement d'origine
romane avec une chemise crénelée ; moins haute que celle-ci
une enceinte flanquée de tours entoure le village, L'église
est à l'extérieur, elle est alors surmontée d'un clocher
polygonal. Près du donjon il y avait une chapelle. Le château
fut habité jusqu'à la Révolution.
La seigneurie
Jusque vers 1550 elle appartint à la famille de Montaigut, puis
fut partagée entre plusieurs héritiers ; au début
du XVIIe s. Emmanuel d'Allègre, l'un d'eux, put en reconstruire
l'unité et l'unit au marquisat de Tourzel qu'il possédait
déjà. En 1755 Montaigut, Reignat et Saint-Julien furent,
pour 200 000 livres, vendus à Jean Charles de Laizer ; son fils
avait toujours la seigneurie en 1789.
Le XVIIe siècle
Le vieux village, d'accès difficile, fut en partie abandonné,
les habitants s'installant dans la vallée de la Couze le long du
chemin de Besse où il y avait plusieurs moulins importants. Deux
foires, qui avaient été créées en 1480, n'étaient
plus alors fréquentées. Le pays était considéré
comme "assez bon". |
Le curé était nommé par le prieur de Sauxillanges,
la paroisse étant sous le patronage de saint Blaise. Selon
les visites pastorales de 1773 et 1785 elle comptait environ huit cents
(800) communiants, elle avait une école tenue par des religieuses,
quant à la communauté des prêtres filleuls, qui avait
eu autrefois sept ou huit membres, elle n'en avait qu'un en 1773 et deux
en 1785 ; une confrérie du Saint-Esprit n'avait plus en 1785 "depuis
de longues années ni régisseurs ni receveurs" . Les cloches
de l'église étaient brisées en 1773 depuis plusieurs
années et leur remplacement ne se faisait pas faute de moyens ;
le seigneur le marquis de Laizer, offrait 200 livres à condition
que les habitants donnent le surplus. Au même moment la sacristie
tombait en ruines et le curé, faute de presbytère, recevait
des habitants la somme de 30 livres pour se loger.
cbvcvc |
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Les temps modernes
Si la Révolution se passa sans incidents sérieux, le château
vendu comme bien national subit d'irréparables dommages et
servit de carrière aux habitants. Au début du XIXe
s. on crut pouvoir exploiter un gisement de charbon et de minerai de fer,
espoir sans lendemain, Seule une fabrique de chaux fonctionna quelque temps.
La grande activité industrielle resta jusqu'à nos jours celle
des moulins.
Le milieu du siècle fut une période prospère surtout
avec le vignoble, l'émigration temporaire était inconnue.
Puis vint le phylloxéra, on replanta des vignes, mais bien des terrasses
autrefois utilisées restent abandonnées tandis que des vergers
de pommiers s'étendront sur les bords de la Couze.
Le château et l'église actuels
Le donjon carré occupe le point le plus élevé du
piton. D'une structure archaïque, il pourrait remonter à l'époque
romane. Sa porte primitive ouvrait au premier étage sur la face
ouest. La communication entre le rez-de-chaussée creusé
dans le rocher et le premier s'effectuait par une trappe centrale qui fut
bouchée au XVe s. à l'aide d'une clef de voûte armoriée.
Une communication fut alors créée avec la tourelle d'escalier
polygonale qui desservait les bâtiments s'étendant au nord.
Sa porte est surmontée d'un tympan décoré d'un écu
et d'archivoltes en arc brisé (à droite inscription indiquant
la date de la construction 1477). L'enceinte polygonale était percée
d'une porte sur sa face sud-est. La chapelle à chevet plat qui lui
était adossée paraît dater du XIIIe S. : longue de
10 mètres sur cinq , elle a été |
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divisée en deux et s'a partie Est transformée en pigeonnier.
(Monuments Historiques 1889). Récemment le Propriétaire des
ruines y a fait des travaux de restauration. (environ 1990).
La grande enceinte qui enfermait le village était flanquée
de plusieurs tours. Des vestiges de remparts et des bases de tour avec
archères à fentes verticales subsistent ainsi qu'une porte
de l'enceinte basse à l'extrémité orientale de la
rue qui traverse le bourg d'ouest en est (Inventaire Monuments Historiques
1926).
L'église, en contrebas du château, est en partie romane
; elle conserve des chapiteaux sculptés et une cuve baptismale à
décor d'arcatures du XIIIe S. en pierre de Volvic (Monuments Historiques
1960).
Quelques Personnalités locales
Plusieurs représentants de la famille de Montaigut se distinguèrent
: Guérin de Montaigut (vers 1180 - 1230) grand maréchal de
l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, mort en Palestine ; Pierre de
Montaigut, (vers 1175 - 1233) grand maître de l'ordre du Temple ;
Odon de Montaigut, né vers 1270, grand prieur d'Auvergne de l'ordre
de Saint-Jean-de-Jérusalem. On Peut aussi citer le marquis
de Laizer dernier seigneur du lieu qui fut un géologue et un naturaliste
éminent.
André-Georges MANRY, Pierre -François
ALEIL, Louis PASSELAIGUE.
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Extrait de la carte de Cassini n°52
Pour voir une plus grande partie de la carte : clic
!
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Voici maintenant des photographies que j'ai réalisées
à Montaigut le Blanc
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Quelques maisons du village de Saint Julien
ghghgghg
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Le village de Saint Julien vu du vieux village
de Montaigut le Blanc
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La chapelle de Saint Julien.
On y célèbre encore la messe et les
messes d'enterrement, mais je ne sais pas pour les baptêmes car le
fonds baptismaux étant en très mauvais état ont été
enlevés.
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L'intérieur de la chapelle
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Statue de Saint Julien |
Vitrail représentant Saint Julien |
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Les neuf enfants de Saint Julien tombés
au champ d'honneur
pendant la guerre de 1914 - 1918
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En allant de Saint Julien à Montaigut
le Blanc on voit les entrées des
caves creusées dans le tuf, il y en a 142.
On y mettait le vin.
Après la destruction des vignes par le phylloxéra,
ces caves ont servi à
affiner les fromages "Saint Nectaire"
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Des explications au sujet de ces caves et de
la fabrication du fromage Saint Nectaire
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Les entrées de Quatre caves
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L'entrée d'une cave encore utilisée
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Sur la route de Saint Julien à
Montaigut : le château et l'église
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Le château dans lequel on peut trouver
des chambres d'hôtes
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Le château en redescendant sur Montaigut
le Blanc moderne
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Toujours en redescendant la tour
paraît
de plus en plus haute.
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C'est tout pour cette fois ! !
Lors de ma prochaine visite à Montaigut,
je photographierai
Montaigut Le Blanc de l'année 2001.
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